lundi 17 novembre 2008

La récolte 2008 de vin serait inférieur de 15%.

Un potentiel de récolte estimé à 43,6 millions d'hectolitres.

Selon les prévisions établies au 1er novembre 2008, par le service de la statistique et de la prospective, la récolte 2008 de vin serait inférieur de 15% à la moyenne des cinq dernières récoltes.

Ce recul par rapport à la moyenne concernerait la totalité des vignobles à l'exception de la Champagne et de l'Alsace.

La production s'éléverait à 43,7 millions d'hectolitres, dont 22,1 en vins d'appellation (VQPRD), 12 en vins de pays, 2,8 en autres vins, jus et moûts et 6,8 pour les vins aptent à l'élaboration du cognac (...) Lire la suite

(source Agreste conjoncture du 13/11/08)

Filière oléagineuse: le déficit commercial en huile se creuse.

Depuis 3 ans, le fort développement de la production de colza ralentit. Sa croissance ne suffit plus à satisfaire les besoins français en huiles.

Il s'en suit des importations croissantes d'huiles, surtout de soja et de palme. En 2008, le déficit des huiles n'est plus compensé par les excédents de graines de colza comme il l'était quasiment auparavant.

Ainsi, de janvier à août, le déficit de la filière oléagineuse atteint en 2008 la valeur de 300 millions d'euros contre 165 millions d'euros en 2007.

Une évolution du solde extérieur contrastée pour chaque graine:

La mise en place de l'agenda 2000, s'est traduite en France par une baisse des (...) Lire la suite

(source Agreste conjoncture du 10/11/08)

samedi 15 novembre 2008

Des mesures de soutien pour le beurre.

Après avoir atteint un sommet fin 2007, les prix du lait et du beurre se sont effondrés dans toute l'Europe de près de 50%.

Jeudi 13 novembre, la commission européenne a annoncé des mesures de soutien pour les producteurs de beurre dans l'U.E., en réintroduisant à partir du 1er janvier 2009, des aides au stockage privé du beurre.

Concrètement, les producteurs qui ne peuvent vendre leur beurre ou ne veulent pas le faire en raison des prix trop bas, pourront recevoir des subventions pour le conserver au frais, en attendant un redressement du marché.

Ils percevront un versement unique de 15,62 euros par tonne, ainsi que 44 centimes d'euro par tonne et par jour pour les frais de stockage réfrigéré.

Ce mécanisme vise à compenser l'absence d'un autre système de soutien aux prix, celui des achats dits d'intervention par les pouvoirs publics. Ce dernier ne pourra fonctionner qu'à partir de mars 2009, en vertu d'une décision prise il y a plusieurs mois.


(source LSA article web du 13/11/08 par Sylvain Aubril et Agrisalon du 13/11/08)

vendredi 14 novembre 2008

Le CNPO milite pour une hausse du prix des oeufs

Le CNPO (Comité National pour la Promotion de l'Oeuf) recommande "la plus grande prudence dans les mises en place (des poules pondeuses)", ceci "afin de conforter la situation du marché français".

Le niveau de production national progresse de 3,9% au premier semestre 2008 et de 4,9 sur octobre, après 2 année de baisse, rappelle-t-il, et le marché européen est équilibré".

Début 2008, les cours sont restés fermes, puis ont débuté leur repli saisonnier. Depuis juin, les cotations sont inférieures à celle de 2007.

Sur les 8 premiers mois de l'année 2008 (35 semaines), la moyenne cumulée des calibres M et G reste en progression de 25,1% par rapport à la moyenne de la période 2002-2006 et celle de la cotation TNO industrie s'inscrit en hausse de 24,9%.

Sur le marché européen, la tendance est identique. Fin août, la cotation TNO n'avait plus d'avance et se situait dans la courbe moyenne 2002-2006.

La filière oeufs et ovoproduits n'en revendique pas moins une revalorisation des prix face à des charges "toujours trop élevées": l'alimentaion animale, l'énergie, la main d'oeuvre, les frais de transport...il en va "de la pérennité de la production française et de la survie de la filière et nombreuses entreprises", clame le CNPO.

(source Paysan Breton article 8821 par Patrick Bégos, Lettre-agri du 21/10/08 par Anne G dans filière avicole et Les Marchés - Le quotidien du 15/09/08)

Les poires sont à nouveau gagnantes, les pommes sont sous pression

Le marché russe est à nouveau capital pour la bonne valorisation des poires mais pas des pommes. Le milieu de gamme est si attractif que les consommateurs délaissent les variétés clubs.

Les ventes de poires Conférence sont très importantes sur le marché russe.

Le calibre moyen des fruits est élevé, ce qui correspond bien aux goûts des consommateurs russes.

La concurrence est toutefois assez forte pour servir les clients solvables. Ce sont d’ailleurs les (...) Lire la suite


(Source FLD du 11/11/08 - article par Thierry Seguin)

jeudi 6 novembre 2008

Le temps des corrections

Moisson abondante et besoins de liquidités ont entraîné, depuis juillet, la baisse des cours, récemment précipitée par la crise financière.

Pourtant, des matières premières agricoles « à bas prix » ne sont pas à l’ordre du jour.

Quelles images restera-t-il de 2008 ? Sûrement celles des traders de Lehman Brothers sortant dans les rues de Manhattan, cartons sous le bras, mais aussi (...)
(source Usine Nouvelle du 06/11/08 - article par Sylvain Dépée)

mardi 4 novembre 2008

Le porc dans la tourmente de la crise financière.

1,202 euros (Cours précédent au 30/10/08: 1,212€ - Semaine précédente au 27/10/08: 1,261€ - Mois précédent au 02/10/08: 1,392€ - Trimestre précédent au 07/08/08: 1,450€), la chute des cours a été vertigineuse dans les principaux bassins, le début de mois de novembre sera-t-il propice à une stabilisation des prix?

C'est un souhait général, car l'ardoise de cette crise est très lourde pour les producteurs, depuis 18 mois, la majorité d'entre eux vend à perte.

La FDSEA et JA du Finistère ont sollicité une audiance auprès de Pascal Mailhos, préfet du Finistère.

L'Espagne a entamé sa course à la baisse le 10 septembre, en donnant ensuite le rythme au reste des pays producteurs européens qui n'ont pas voulu perdre leur compétitivité.
Le mois d'octobre se termine sur un marché complètement déprimé, dans une course suicidaire pour pouvoir vendre, quitte à sacrifier les prix s'il le faut.

Les marchés européens sont pour la plupart de nouveau orientés à la baisse. En cause: une demande qui semble pour le moins atone, et une offre qui ne recule pas au rythme prévu.

Sur le marché international, la dévaluation du Zloty polonais et de la Livre sterling pénalisent les gros exportateurs européens sur ces pays, Pays-Bas et Danemark notamment.
Un surplus d'offre pourrait donc momentanément se retrouver sur le marché européen.

Au Brésil, le prix du porc a augmenté mais l'effet n'est pas perceptible sur le marché international en raison de la baisse parallèle du Réal par rapport au Dollar et à l'Euro. Les exportations brésiliennes restent donc encore compétitives par rapport à leurs concurrentes.

Les prix des porcelets stagnent et les coches se replient malgré une demande toujours réelle pour les pièces grasses.

Mais, selon Inaporc, la crise financière a un autre effet, la consommation, tant pour la viande fraîche que pour les produits de charcuterie, commence à fléchir sur le marché intérieur.
La filière déjà fragilisée par 2 années de crise, s'inquiète de cette situation qui, selon elle, met à mal les équilibres dèjà précaires existants pour les producteurs et leur aval.

Si une certaine détente se fait sentir sur le prix de l'aliment, celle-ci ne serait pas suffisante pour donner de l'air aux producteurs.

La filière porcine va-t-elle rejoindre celle du lait, dans le conflit de la fixation des prix, tout en tenant compte des coûts de production?
(source Pleinchamp du 03/11/08, Agrisalon du 30/10/08 et 3trois3/IFIP du 23/10/08)