vendredi 30 janvier 2009

La réforme des vaches continue.

En décembre 2008, les abattages de vaches sont encore très élevés. Ils sont supérieurs de 22% à ceux de décembre 2007.

Dans l'attente de l'entrée en vigueur au 15 décembre 2008 du prorocole d'accord sur les échanges de ruminants avec l'Italie, les exportations de broutards sont en repli en novembre 2008.

Les abattages d'agneaux sont encore très bas entraînant une chute de production ovine de 7% depuis le début de l'année.

Les cotations de l'agneau restent élevées. En novembre, le prix du porc charcutier reste supérieur aux niveaux de 2006 et 2007.

Malgré la baisse des 2 derniers mois, les abattages de l'année sont stables par rapport à 2007 (...) Lire la suite.

(source Agreste conjoncture infos rapides animaux de boucherie: La réforme des vaches continue du 28/01/09)

Offre insuffisante et livre faible dopent le cacao

Alors même que les matières premières sont soumises à une forte pression vendeuse, le cacao a entamé un mouvement ascensionnel des plus prometteurs.

Sur le Liffe, le contrat de mars de la fève tropicale a franchi, en fin de semaine dernière, la barre des 2.000 livres la tonne, un sommet inégalé depuis vingt-quatre ans. La même échéance, proposée à New York par ICE Futures US, revient tutoyer les 2.700 dollars la tonne, à son plus haut depuis trois mois.

Laurent Pipitone, responsable des statistiques de l'Organisation internationale du cacao (Icco), estime que l'offre sera insuffisante en 2008-2009 pour satisfaire la demande globale. Et ce en raison de la baisse de la production dans les deux pays clefs, la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, et le Ghana, son dauphin.

En décembre, les livraisons aux deux ports commerciaux ivoiriens d'Abidjan et de San Pedro ont chuté de 14 %, à 153.000 tonnes.
Sur le premier trimestre de la récolte 2008-2009 achevée en fin d'année, seulement 446.000 tonnes de cacao ont atteint ces ports, soit 40 % de moins que pendant la même période de la saison 2007-2008.

Quant au Ghana, le Comptoir national d'achat de la fève a déclaré, il y a deux semaines, avoir acheté aux agriculteurs du pays depuis le 12 septembre, début de la récolte actuelle, près de 5 % de moins de fèves par rapport à l'an passé.

Le Ghana table aujourd'hui sur un débit au terme de la récolte fin juin, de l'ordre de 600.000 tonnes sur l'ensemble de la saison.
L'Icco, de son côté, vient de pointer la diminution des stocks physiques aussi bien en Europe (- 19 %, à près de 944.000 tonnes à la fin de la récolte 2007-2008) qu'aux Etats-Unis (- 36 %, à 146.000 tonnes).

(source Les échos du 27/01/09 - article par M.P.)

La collecte laitière est très déprimée.

En novembre 2008, la collecte laitière recule fortement de 3,3% par rapport à celle enregistrée en novembre 2007.

Cette baisse s'amplifierait au cours du mois de décembre 2008 (-4,2%), selon les derniers sondages de l'Office de l'élevage (...) Lire la suite.

(source Agreste conjoncture infos rapides Lait: la collecte laitière est très déprimée du 28/01/09)

Campagne 2008/2009: chute des cours des céréales et oléagineux sur les 6 premiers mois.

Selon les premières estimations de surfaces pour les cultures d'hiver, les surfaces de céréales d'hiver sont quasiment stables.

Au cours des 6 premiers mois de campagne, les cours mondiaux et français du blé et du maïs sont redescendus au niveau de 2006 et ceux des oléagineux seulement à celui de 2007.

Sur le marché des graines oléagineuses, la chute des cours durant les 6 derniers mois a été particulièrement forte pour les graines de tournesol française.

Elles sont désormais moins chères que les graines de colza (...) Lire la suite.

(source Agreste synthèse céréales: Campagne 2008/2009: chute rapide des cours des céréales et oléagineux sur les 6 premiers mois du 22/01/09)

Depuis août 2008, les prix des vins augmentent et les ventes reculent.

La forte baisse de la récolte viticole française pèse assez lourdement sur le total des volumes récoltés dans l'Union européenne.

Depuis 2 campagnes, les disponibilités françaises se réduisent et cela entraîne une nette réduction des ventes en vrac.

Celle-ci s'accompagne d'une diminution de la consommation taxée enregistrée sur les 2 premiers mois de campagne 2008/2009.

Les prix des vins continuent d'augmenter.
En raison d'une demande extérieure moins importante, les volumes exportés se réduisent par rapport aux 10 premiers mois de 2007 (...) Lire la suite.

(source Agreste synthèse viticulture: depuis août 2008, les prix des vins augmentent et les ventes reculent du 22/01/09)

jeudi 29 janvier 2009

Consommation de viandes: une mauvaise année 2008.

Gros bovins: reprise de la production en 2008:

Selon les données de l'Office de l'Elevage, pour la première fois depuis 6 ans, le cheptel bovin de l'U.E. à 27 a progressé pour s'élever, en mai 2008, à 90,97 millions de têtes (+0,4%).

Le nombre de gros bovins abattus a également progressé en 2008 mais, en tonnage, les abattages ont reculé de 0,7%: les éleveurs, en raison de coûts de production élevés, ont réduit les durées d'engraissement.

Les importations européennes en provenance d'Amérique du Sud ont fortement diminué (fièvre aphteuse au Brésil, réduction des exportations en Argentine).

La demande européenne, qui a sensiblement reculé en 2008, a donc été satisfaite à 99% par sa propre production.
En France, pour la première fois depuis 6 ans, le cheptel de vaches laitières a augmenté (+1,5%), le troupeau de vaches allaitantes poursuivant sa progression (+1,3%). Suite aux difficultés d'exportation des broutards, le nombre de mâles de 1 à 2 ans présents en France a grimpé de 5%.

La production de gros bovins a reculé de 1,7% en tonnage en raison de la baisse des abattages (-1,5%). Les abattages de J.B. ont augmenté en nombre de 2,1% mais, en volume, sont restés stables (allègement de 8,3kg/tête).

Gros bovins: prévision pour 2009:

Pour 2009, le rapport de l'Office de l'Elevage prévoit que, dans l'Union européenne, les abattages de jeunes bovins devraient se maintenir à un niveau proche de 2008 grâce à la croissance du cheptel allaitant et au report des veaux croisés, non engraissés en veaux de boucherie, sur la filière longue.

La décapitalisation du troupeau de vaches laitières devrait se poursuivre. La production devrait ainsi rester proche de 2008 alors que la consommation reste faible.

Les prévisionnistes s'attendent donc à "un déséquilibre entre l'offre et la demande dans l'U.E. à 27, notamment en début d'année (abattages conjoints de vaches et de J.B.)".

Les analystes considérant que la faiblesse de la demande ne devrait normalement pas justifier le recours à des approvisionnements en viande étrangère.
En France, la production pourrait aussi progresser de 1 à 2% (hausse des abattages de vaches et de J.B.): "ces disponibilités pourraient induire une diminution des cours des gros bovins finis" alors que ceux des bovins maigres "devraient repartir à la hausse grâce à la reprise des exportations".

(source l'actualité du SNIV du 12/01/09 - N° 2009-03)

Consommation de viande: une mauvaise année 2008:

Si l'on médiatise beaucoup les mauvaises performances des autres secteurs d'activité (automobile...), force est de constater que l'alimentation est elle aussi pénalisée par la crise.

Comme le souligne le dernier bulletin Agreste(pour consulter les chiffres, cliquez ici) conjoncture de janvier 2009, la consommation de viande calculée par bilan** subit "une forte chute en 2008. Elle fait suite à une stagnation de 2004 à 2006, et à une légère reprise en 2007 grâce notamment à la volaille. Les viandes de boucherie les plus touchées sont les viandes bovine (-2%) et ovine (-3%). Le porc est stable et la volaille continue à croître mais plus faiblement et uniquement pour le poulet (+5%)".

Selon les analystes du ministère, ces baisses de consommation sont à relier au ralentissement des productions en 2008, notamment en vaches --2%).

Le suivi par TNS World Panel pour la consommation à domicile confirme et même amplifie ces mauvais résultats avec, sur les 13 premières périodes 2008 arrêtées au 28 décembre (il manque donc 2 jours), une baisse en volume de -5,1% en viande de boeuf, -4,2% en veau et de -7,6% en agneau.

(source l'actualité du SNIV du 26/01/09 - N° 2009-05)

** La consommation estimée par bilan reprend l'ensemble des utilisations de viandes pour l'alimentation humaine, sur le territoire national. Elle est mesurée en tonnes équivalent carcasse, et elle est corrigée des variations de jours d'abattage.

- La consommation par bilan prend par construction en compte toutes les viandes consommées en France, vendues en l'état aux ménages, vendues aux fabricants de plats cuisinés, ou à la restauration.

- Elle est calculée à partir des abattages, augmentés des importations de viandes, diminués des exportations et des variations de stocks. Pour la viande de boucherie, les abattages retenus sont corrigés des variations de jours d'abattage.

- La consommation observée par TNS-World Panel repose sur les relevés d'un panel de consommateurs. Les résultats sont extrapolés à l'ensemble de la population. La consommation hors foyer (R.H.F.) n'est aps couverte.

Campagne de pomme de terre 2007/2008: poursuite de l'excédent commercial en frais et du déficit en produits transformés.

Durant la campagne 2007/2008, la production de pommes de terre en France atteint 7 millions de tonnes.

Par rapport à la campagne précédente, et à la moyenne des 5 dernières campagnes, la production française augmente, ainsi que celle de la plupart des pays de l'Union européenne.

Cette situation s'explique par la hausse des rendements et s'inscrit dans le prolongement de la tendance des 10 dernières années.

Les prix de la pomme de terre dans l'exagone sont orientés à la baisse, après une campagne 2006/2007 où les prix avaient atteint un niveau exceptionnellement élevé.

Dans un contexte de récolte en hausse dans les pays clients de la France, les exportations reculent surtout à destination de l'Espagne, de la Belgique et du Portugal, mais le taux de couverture reste toutefois favorable (...) Lire la suite.

(source Agreste synthèse pomme de terre: campagne de pomme de terre 2007/2008: poursuite de l'excédent commercial en frais et du déficit en produits transformés du 22/01/09)